Confidences, sur les bancs de la ville

Toutes les villes possèdent des bancs publics, ce mobilier urbain, est bien pratique pour faire une halte et faire ses confidences. C'était le cas de Jane Sourza et Raymond Souplex qui formaient un couple de clochards philosophes, dans l’émission « Sur le banc » de radio Luxembourg crée en 1937.

Sous l'auvent de la place de l'Hôtel de ville, cinq bancs sont à la disposition des castéloriens, certains y viennent régulièrement pour passer un peu de temps et profiter de l'animation de la ville. Sur l'un des bancs, Lila Peirera vient passer chaque après-midi quelque temps pour voir du monde. « Je viens un peu tous les après-midi car à la maison étant maniaque, je n'arrête pas, ça me fait du bien, et de plus, je rencontre des gens sympathiques » Lila Pereira est native des Asturies en Espagne, ayant la double nationalité, celle-ci est arrivée en France en 1946 à l'âge de 17 ans. Âgée de 86 ans, Leila est à Château-du-Loir depuis 15 ans pour se rapprocher de son fils qui réside à Tours. Vivant seule après le décès de son mari, le couple avait habité à Orléans et dans la région d'Avignon. « J'ai appris le français à l'école en Espagne, et cela m'a bien servi. J'ai toujours été bien accueilli, il faut savoir que mon père et mon frère, enseignants, ont été tués lors de la guerre civile espagnole, à la suite, ma mère s'est laissée mourir. Je pourrai raconter un livre sur ma vie. C'est moi qui a demandé de rajouter des bancs à un employé de la ville, quand c'était l'ancienne municipalité »

Le vœu étant exaucé, les bancs livreront peut-être d'autres histoires ou serviront de cadre pour les amoureux qui s'bécottent sur les bancs publics, que chantait Georges Brassens, affaire à suivre...

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