Julien, encapuchonné, attend dans le froid, la générosité des passants

Julien, encapuchonné, attend dans le froid, la générosité des passants

Ce matin dans le Maine-Libre

31 décembre 2016

Pendant que la plupart des Français s'apprêtaient à préparer le réveillon, les exclus de la vie sociale se sont sentis doublement à la peine lors des fêtes de fin d'année.

C'est le cas de Julien (1), 29 ans, qui depuis une semaine, stationne dans le froid, à côté de la boîte aux lettres de la poste de Montval-sur-Loir et passe ses journées à demander une petite pièce pour pouvoir manger. Natif du Mans, sa mère est décédée, son père ne le reconnaît plus. Cuisinier de métier, il a quitté son patron, pour des problèmes de mésentente, d'après ses explications. Celui-ci touche bien du chômage, mais lourdeur et procédures de l'administration tardent à lui transmettre ses indemnités qui lui seront versées après les fêtes. La nuit, il a été hébergé à plusieurs reprises à l'Abri Loir et Bercé, a également squatté d'autres lieux du centre-ville. À la mairie, il a reçu un bon d'alimentation de 5 euros.

« A Noël, le Père Bruno Delaroche m'a invité au repas de Noël, mais je ne veux pas abuser » confie le SDF et de poursuivre « on donne des logements aux étrangers, mais les Français sont laissés de côté ».

Son assistante sociale l'a contacté pour lui annoncer l'octroi d'un logement à Sablé-sur-Sarthe, sans lui donner de dates. Le 31 décembre sera à nouveau une soirée de galère, attendre, toujours attendre, tel est la vie des « Sans Domicile Fixe », situation qui peut arriver à tout le monde.

(1) Nom d'emprunt

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