Le ministre de l'Éducation nationale et de la Jeunesse a adressé une lettre aux professeurs pour partager le sens du projet de loi pour une École de la confiance. Le projet de loi a été adopté en première lecture à l’Assemblée nationale le 19 février.

« Ce texte nous préoccupe au plus haut point car plusieurs articles nous paraissent être à l'encontre de l'école publique, du bien-être et de l'épanouissement de nos enfants : réformes du baccalauréat et du Lycée professionnel, suppressions de classes, regroupements des écoles dans les collèges, menées tambour battant par le gouvernement vont modifier en profondeur la vie de nos écoles, de nos collèges, de nos lycées et, bien sûr de nos enfants » Mardi soir, à Château-du-Loir, se sont réunis afin de coordonner leurs actions, parents d’élèves, enseignants, délégués syndicaux et représentants d’un collectif citoyens « Parents atterrés » mobilisés contre cette loi.

Samedi matin, une cinquantaine de manifestants, accompagnés par les élus, Alain Trouslard, François Olivier et Hervé Roncière, ont défilé au cœur du marché pour faire entendre leur mécontentement concernant la fermeture d’une classe de l’école Beauregard.

Différentes actions sont en cours : une pétition circule, des courriers ont été envoyés aux instances concernées, d’autres actions plus dures sont envisagées. Une opération classe vide est programmée le mardi 21 mai, dont le principe est de ne pas amener son enfant avant 9 h 30.

« Alors que les enseignants sont déjà soumis à une obligation de discrétion professionnelle et au devoir de réserve, la loi votée par l'Assemblée Nationale prévoit des sanctions pour faute professionnelle si un enseignant critique l’Éducation Nationale. Il s'agit là d'une atteinte grave à leur liberté d'expression » fait savoir l’un des enseignants.

«Les chiffres sont clairs et officiels, il faut savoir que 10 écoles ferment par semaine et cela depuis 10 ans » révèle un délégué syndical.

 

 

 

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