Hervé Roncière rappelait lors d’un point presse, une trop grande présence entre autres, de lingettes et de masques sanitaires dans le réseau d’assainissement de la commune de Montval-sur-Loir.

 

Le réseau comprend 50 km de canalisations de collecte, compris la station de Montabon et des postes de refoulement de Vouvray-sur-Loir, 400 000 m 3 ont été traités en 2018. Sur les deux pompes, une nouvelle fois, l’une des pompes aspirantes est en panne. En dépit de l’information des annonceurs, les lingettes ne sont pas biodégradables. En effet, le temps qu'elles passent dans les canalisations n'est pas suffisant pour assurer leur dissolution. Les stations d'épuration sont ainsi confrontées à des dysfonctionnements permanents du fait des fibres retrouvées dans les eaux usées. C’est plus de 1,5 tonnes de matières qui n’ont rien à faire dans le cycle de recyclage qui sont remises aux ordures ménagères.

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Pascal Poilvilain, le responsable du service assainissement, montre les déchets agglutinés sur la pompe

« Ici, c’est une station d’épuration biologique, ce sont les bactéries qui dégradent les matières organiques. L’épuration nécessite une succession d’étapes faisant appel à des traitements physiques, physico-chimiques et biologiques. Les prétraitements permettent l’élimination des plus gros déchets. Ils reposent simplement sur des séparations physiques : le dégrillage élimine les déchets volumineux, le dessablage récolte les sables et les graviers par sédimentation. Le dégraissage-déshuilage permet quant à lui l’élimination des graisses et des huiles.

 

 

 

 

 

 Au-delà de 20 jours, les bactéries ne peuvent pas dégrader, c’est le cas des lingettes. Au bout d’un an, les lingettes restes intactes. Parmi les indésirables, on trouve du tissus, des tee-shirts, des gants jetables, des sous-vêtements, des masques, du plastique, matières qui obstruent et bloquent les pompes qui aspirent les eaux usées » Explique Pascal Poilvilain, le responsable du service assainissement. « En août, c’est 700 m³ d’eaux usées par jour qui ont été récupérées avant le traitement. Dès qu’il pleut un peu, c’est 2000 m3 par jour, 1 mm d’eau de pluie c’est 60 m³ supplémentaires. Certaines gouttières sont branchées sur le réseau d’assainissement et les eaux de pluie sont mélangées avec les eaux usées. On n’a pas la capacité de traiter les eaux de pluie, cela perturbe notre traitement » complète le responsable.

 

 

 

L’ensemble du système est géré par informatique, un logiciel permet d’adapter en temps réel le réseau afin de limiter son débordement. Malgré tous les aléas, après les traitements, les retours des contrôles mensuels de la police de l’eau sont positifs à 97 % avant d’effectuer le rejet dans le Loir.

Contrôle

 

 Après le traitement !!!

 

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