Château du Loir

5400 habitants

Situé entre Tours 40 km

et le Mans 40 km

Entre la forêt de Bercé et le nord de la Touraine

Le Loir passe à 2 km au sud.

 

 l' Hôtel de Ville

Le kiosque à musique

 

Photos Guy ROGER

VISITE DE LA VIEILLE VILLE 

Document donné par l'Office du Tourisme

 

 1-En sortant de l’Office du Tourisme, empruntez aussitôt la rampe qui vous conduit au sommet ombragé de ce qui fut toujours appelé le donjon.

Devant vous s’étend la place de l’Hôtel de Ville avec sa mairie datant de 1852. Le château féodal aux nombreuses tours, entouré de fossés avec deux ponts-levis occupait toute la place. La vieille ville, ceinte de murailles percées de six portes, l’entourait à gauche, à droite et devant vous. Derrière vous s’étendait le marécage du Grand-Douai. 

 

 

  La petite place ombragée à l’entrée du parc abrite la statue du Docteur LEMONNIER, qui fut maire de la ville. Ce républicain hostile à Napoléon III fut déporté en 1858.   

  

Au pied du donjon, avant de sortir du jardin public, jetez un coup d’œil aux prisons creusées aux environs de 1770 (remplaçant celles du château). Trois portes garnies de vantaux de bois épais avec leurs ferrures s’ouvrent sur quatre caveaux. Les deux du milieu sont à deux cases successives. La chaîne des forçats de Paris à la Rochelle ou Nantes utilisera ces prisons jusqu’au transport par fer. La maison du geôlier se trouve placée en équerre à droite. Elle a encore ses barreaux de fer.     

 

2-Vous pouvez vous rendre directement à l’Eglise Saint- Guingalois dont vous apercevez le clocher construit en 1824.  

 

  

3-Si vous avez quelques loisirs, faites un petit écart, prenez à droite l’avenue pendant une centaine de mètres, puis à gauche la rue de l’Ire. Elle vous mène à une petite place, place de la Liberté, qui était avant la Révolution le jardin d’un couvent de Bénédictines disparu depuis.  

 

En haut de la place à gauche, vous emprunterez presque aussitôt l’ancienne route Le Mans- Tours jusqu’à la construction de la R.N., maintenant rue Siméon- Berneux.  

Descendez à gauche la rue Gendron jusqu’à l’Eglise Saint- Guingalois   

                               ( voir détails en fin d'article sur l’Eglise).   

4-Remontez place des Halles, prenez à gauche la rue Léon Loiseau (anciennement rue Marchande)

   

           

5-Si vous disposez d’un quart d’heure (aller-retour), prenez à droite la rue St Jean jusqu’au petit Manoir du Riablay. La façade date du XV°. La tour hexagonale renfermant un escalier a été ré haussée par une lanterne similaire à celle des tours de la cathédrale Saint-Gatien de Tours .

        

    

  

6-Revenus au Logis Graslin, prenez en face la rue du 14 juillet, c’est l’ancienne route royale Le Mans-Tours. Vous passez devant une maison moyenâgeuse aux colombages apparents.  

        Quelques mètres après entrez dans l'Impasse Jérusalem

au fond vous découvrirez une tour de l'époque des Templiers

Un coup d'oeil sur le vieux puits

En ressortant, 100 mètres à gauche

l'ancienne fontaine Grièche

7-Après la petite place très commerçante du bas de ville, au premier carrefour, prenez à gauche la rue Jahard. Vous passez sur l’Ire, qui vient de la forêt de Bercé. Elle faisait tourner autrefois un moulin à tan qu’utilisait une tannerie voisine. La grande maison proche était la demeure du tanneur. 

 

   

      

      

  8-Cent mètres plus loin à gauche, en face de vous se trouve l’ancienne église Saint-Sauveur, incendiée puis reconstruite en 1737, à laquelle est accolé l’ancien couvent des Récollets ( début du XVIIe).

     

 

   

 

9-Traversez la R.N., longez ce bâtiment et tournez à gauche. Vous arrivez sur une grande place, la place Clemenceau, qui était le jardin du couvent dont vous voyez l’ensemble imposant des constructions.

Vous sortez par la rue de la Bascule et prenez l'Impasse en face, vous traversez le Profondevaux, tournez à gauche , passez sur le petit pont de l'Ire et rentrez dans le parc Henri Goude jusqu'à l'Office du Tourisme.

 

Notre ville fut importante au Moyen Age à cause de son château, active ensuite en raison de son artisanat et de son commerce, puis animée par l’importance de sa gare et de son dépôt, aujourd’hui encore au croisement de deux axes de circulation et grâce notamment à ses zones industrielles elle conserve une activité certaine.

  


  l'Eglise Saint Guingalois

 

    

A l’origine : Château du Loir comptait trois églises :

- Saint Martin détruit à la révolution 1804

- Saint Sauveur devenue une salle de spectacle

- Saint Guingalois

 

Saint Guingalois :

 

Le nom vient de Guénolé ou Wénolé, qui avait fondé le Monastère de Landevennec en Bretagne (mort en 504) à l’époque des invasions normandes, ses reliques furent transportées vers ‘Ouest. Un os du pied de Saint Guénolé se trouve dans une châsse au fond du chœur de l’église.

Fondation : La présence des reliques de Saint Guingalois fut l’occasion de la fondation du prieuré – date imprécise. Hamon, appelé aussi Hamelin, seigneur de Château du Loir et son épouse Hildeburge furent les premiers bienfaiteurs du prieuré. C’est surtout leur fils, Gervais, évêque du Mans, que l’on peut considérer comme le vrai fondateur (Cartulaire de Marmoutier). Il établit une Collégiale de chanoines, qui sera transformée en prieuré et donné à l’abbaye de Marmoutier entre 1063 et 1067. Ronsard fut prieur de 1569 à 1585.

 

Description : Pénétrons jusqu’au transept pour comprendre l’histoire de cette construction. Jusqu’en 1802, un mur séparait le chœur – église des moines, de la nef : église paroissiale. En 1808, le sol n’était pas encore pavé. Les voûtes sont toujours demeurées lambrissées.

Le chœur : Fin 13ème. A cinq pans élégants avec de gracieuses fenêtres que n’obscurcissent pas des arcs boutant discrets. Remarquons des trèfles à quatre feuilles. Les vitraux sont du 19ème. L’autel est en marbre noir, orné de cuivre ciselé, il vient de l’abbaye de Bonlieu.

La nef : Fin 13ème. Etait unique à l’origine. Au 16ème on y ajoute deux nefs latérales de style Plantagenêt. On du toucher les fenêtres de la nef centrale.

Les orgues : furent achetés à Château l’Hermitage en 1843. Le buffet est classé (orgues historiques) et de style Louis XIV (peut être Louis XIII). Elles viennent d’être entièrement restaurées par le Facteur d’orgue J RENAUD.

Le clocher : il est impossible de savoir s’il en existait un à l’origine. Après de nombreux démêlés entre la municipalité et la Fabrique ainsi que le Préfet, le clocher actuel fut bâti à partir de 1824.

La crypte : sous le chœur (prendre l’escalier dans le transept droit – bouton électrique à l’entrée). C’est la partie la plus ancienne, elle a du être construite au Xème – Xième siècle pour recevoir les reliques de Saint Guingalois. Elle a le plan d’un e petite église – deux rangées de colonnes cylindriques, qui partagent trois nefs. Vendue comme bien national à la Révolution, elle servit longtemps d’écurie jusqu’au 19ème siècle.

Mobilier : On peut remarquer au fond du chœur, la châsse des reliques de Saint Guénolé, sous une Pieta en terre cuite du flamand BARTHELEMY du MELLO, auteur aussi du Saint Martin dans la nef latérale droite (17ème).

A gauche du chœur, la plus ancienne statue de l’église est une petite vierge polychrome – à droite, une statue moderne de Simon Berneux, originaire de Château du Loir (1814/1894) canonisé en 1984.

Les autels du transept sont du 18ème siècle- un médaillon du 17ème siècle à gauche de l’autel de la vierge, une peinture sur bois- nativité du 16ème siècle.   

 

   

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